▲ DIAGONALE DES FOUS · départ jeudi 15 octobre, 22 h · 180 km, 10 200 m D+
Il n'existe pas de meilleure chaussure de trail dans l'absolu : il existe la bonne chaussure pour votre terrain, votre distance et votre foulée. Voici les critères qui permettent de trier cette sélection.
Boue et herbe grasse : il faut des crampons profonds, de 5 mm et plus, comme sur la Speedcross ou la Speedgoat. Rocher et pierriers : une gomme accrocheuse (Vibram Megagrip, FriXion de La Sportiva) et une plaque de protection sous le pied. Chemins roulants et sorties qui mélangent route et sentier : des crampons courts et un amorti proche d'une chaussure de route, comme la Challenger ou la Pegasus Trail.
Sur un trail court, une chaussure basse et ferme donne plus de précision. Au-delà de 50 km, un amorti généreux épargne les jambes dans les descentes et retarde la fatigue. Les modèles très amortis sont un peu moins stables en dévers : c'est le compromis à accepter.
Le drop est la différence de hauteur entre le talon et l'avant du pied. Un drop faible (0 à 4 mm) sollicite davantage les mollets et le tendon d'Achille ; si vous changez de drop, faites-le progressivement sur plusieurs semaines.
Les pieds gonflent sur les longues distances : beaucoup de traileurs prennent une demi-pointure de plus qu'en ville. Les marques taillent différemment : Altra et Hoka offrent un avant-pied plutôt large, Salomon et La Sportiva un chaussant plus précis. Une chaussure de trail n'est pas forcément imperméable : seules les versions GTX le sont, au prix d'une respirabilité moindre.